Nos adorables chats ces animaux domestiques alliés du réchauffement climatique !

Le titre vous paraît exagéré ou mensonger ? Je pense qu’il aurait été possible d’aller plus loin encore avec un titrage comme « Le chat cet animal domestique que nous devrions interdire ? » ou encore « Enfermer les chats pour l’avenir de vos enfants ».

Mais ne vous arrêtez pas au seul titre de cet article, prenez le temps de comprendre la démarche et de véritablement comprendre, sans estimer avoir compris le sujet en lisant simplement le titre.

C’est pour cela que je pense qu’il est important d’expliquer la position d’Univers Chat à travers cette réflexion que je vous partage, mon objectif à travers Univers Chat a toujours été de vous informer avec le minimum de bullshit possible, ma façon de traiter les sujets à bien évolué depuis mes premiers sujets il y biens des années. Mon objectif est toujours le même, vous aidez à vivre en harmonie avec son chat.

Voici quelques points en vrac, volontairement abrégé que je souhaiterais vous expliquer :

  • Je ne recherche pas prôner l’interdiction des chats, mais j’aimerai éviter que cela n’arrive dans le futur ou que les chats deviennent les animaux d’une élite, c’est donc maintenant qui faut se questionner et agir.
  • Les biais de l’humain, les miens comme les tiens qui lit ces lignes sont difficiles à corriger, la première étape est d’en prendre conscience. Les câlins de nos chats cachent peut-être une autre chose.
  • Les effets du changement climatique n’auront pas que des effets 100 ans après ta mort. Tout se joue maintenant pour les 20 à 40 prochaines années. Nous ne pourrons bénéficier du même niveau de vie indéfiniment si chacun de nous ne prenons des décisions rapides avec des actions, au lieu de sortir dans la rue chercher le coupable qui se trouve souvent devant le miroir. Soyez égoïste et préservez votre futur en préservant celui des autres.
  • Il est nécessaire d’aller plus loin que la simple responsabilisation des propriétaires de chat, à nous de trouver les solutions.

Je pense qu’il est maintenant possible de parler de ce sujet sans apriori, le chat pourrait-il être un nuisible pour notre avenir ?

Nos adorables chats, ces tueurs si mignon

Chaton si mignon

Avec plus de 600 millions d’individus, le chat domestique est de loin l’un des animaux de compagnie les plus prisés au monde, ces chiffres sont en constante évolution certainement sous-estimée.

Le chat a à son tableau de chasse, selon une étude de 2012 de l’American Bird Conservancy :

  • Entre 1,4 et 3,7 milliards d’oiseaux tués chaque année.
  • Entre 6,9 et 20,7 milliards de petits mammifères, souris, lézard, etc …

Un beau score lui permettant de se placer dans la liste des 100 espèces les invasives au monde selon The Invasive Species Specialist Group (ISSG).

Vecteur direct et indirect du dérèglement de notre planète, ses prouesses de chasseur combinées à celles de ses congénères errants ont un impact grave sur la biodiversité des écosystèmes naturels.

Face à l’ampleur de la situation, l’impératif de préservation de l’environnement appelle de toute urgence à des efforts unifiés tant des gouvernants que des propriétaires pour gérer et réduire l’impact dévastateur des chats sur l’environnement.

Votre avenir ou votre chat : Devrez-vous choisir ?

Je crois que pour illustrer le mieux cette idée, je ne peux que reprendre la comparaison de Julien Hoffmann, qui m’a d’ailleurs énormément inspiré pour ce sujet avec son article : Les chats : un problème pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique dont je me suis largement inspiré et à qui j’emprunt cette citation :

Quand il s’agit de changement de mentalité et de réflexion globale sur notre impact environnemental, tous les sujets ne peuvent pas être abordés de la même manière. Le chat domestique et ce qu’il représente de problèmes pour la biodiversité autant que pour le réchauffement climatique en fait complètement partie.

Julien Hoffmann

Je vois bon nombre de gens se déchainer sur le prix en biodiversité d’une éolienne, tueuse d’oiseaux , destructeurs de routes migratoires, etc … Cette technologie verte faite pour réduire l’impact de notre mode de vie serait elle un poison ?

À votre avis qui du chat ou de l’éolienne tue le plus de chaque année ?

Estimons une moyenne basse de 113.4 animaux tués par le chat chaque année.

Maintenant, au tour de cette dangereuse éolienne, pour elles prenons la moyenne haute de 18.3 oiseaux tués par ans.

Notre beau compagnon serait donc bien plus dangereux que nous voulons l’entendre et notre attention est-elle dirigé au bon endroit ?

La question reste donc ouverte, devrez-vous un jour choisir entre votre chat et votre avenir. Très honnêtement je n’ai pas la réponse, mais je sais que la question se posera un jour et certainement plus rapidement que nous le croyons.

Le phénomène de dérèglement climatique est présent, mais la réduction croissante de la biodiversité à un impact tout aussi pervers et nos compagnons à quatre pattes sont de bons participants.

Le chat domestique, un impact sur la biodiversité

Sous son air attendrissant de petit chat se cache un chasseur redoutable qui exerce une prédation sans merci à l’égard des petits animaux qui peuplent les alentours de votre habitation.

Tableau de proies du chat domestique
Les différentes proies du chat domestique. Source : Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères

Entre rongeurs, reptiles, batraciens, oiseaux en tout genre, …  rares sont les espèces qui échappent aux griffes et aux crocs du chat dans les milieux naturels. Ainsi, le résultat préliminaire de l’enquête participative initiée en 2015 par la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères dénombre plus de 200 espèces au tableau de prédation des chats.

Avec plus de 324 millions de petits animaux tués par an, l’importance des effectifs prélevés est telle qu’elle appauvrit considérablement la composition de la biodiversité de certaines zones et menace d’extinction de nombreuses espèces. Les chats seraient responsables de la disparition de plus de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles à travers le monde sur les 500 dernières années.

Quelles conséquences sur nous ?

Il faut comprendre que les interactions de la biodiversité avec notre environnement proche ou notre mode de vie sont très très complexes et peuvent avoir un effet à court terme comme à long terme qu’il est très difficile à s’imager.

Pour illustrer un des effets que nos adorable boules de poils peuvent avoir sur la biodiversité et par effet boule de neige sur notre vie, prenons l’effet du chat sur votre pouvoir d’achat à travers l’agriculture.

  • Dans une commune rurale proche de nombreuses cultures.
  • Chat tue plein d’oiseaux, petit rongeurs, batraciens et reptiles.
  • Prédateur des insectes plus là.
  • Insecte nuisible pour l’agriculture se propage sans prédateur.
  • Les récoltes deviennent irrégulières d’une année à l’autre.
  • Se nourrir coute de plus en plus cher, les prix varient de plus en plus.
  • Je vous laisse imaginer l’effet sur notre société de la volatilité des prix de la nourriture.

Cet exemple très sommaire et plus que d’actualité vous offre déjà une idée sur l’incidence de chats sur notre vie de tous les jours.

Bien sûr, les chats ne sont pas les seuls responsables de la réduction des prédateurs des insectes nuisibles, notre mode vie en est pour beaucoup, mais la présence de chats domestique évoluant librement dans nos jardins n’est pas un effet de l’activité humaine ?

Le chat domestique, un impact sur le réchauffement climatique

Chat dans le désert du climat changeant

Les chats domestiques participent aussi de manière indirecte à la pollution de l’environnement et au réchauffement climatique à travers leur alimentation.

Le problème à ce niveau réside autant dans les ressources mobilisées que dans la quantité de gaz à effet de serre résultant de la chaîne de production destinée à nourrir l’immense population de chats domestiques.

En France, ils représentent environ 13,5 millions de chats à nourrir et plus de 600 millions à l’échelle mondiale. Aux USA, une étude de l’université de Californie estime à plus de 64 millions de tonnes d’émission de CO2 générée par l’alimentation des plus de 163 millions de chats et chiens que compte le pays.

Il est important de comprendre que les chats sont des carnivores et que, dans tous les cas il sera nécessaire de les nourrir avec de la viande produite d’une façon ou d’une autre.

Les chats représenteraient, en valeur énergétique, 4% de ce que consomme un humain. En faisant un parallèle relativement simple, un chat consommerait alors environ 13,8 kg de bœuf par an, en France la population de chats domestique est estimée, nous l’avons vue, à environ 13,5 millions d’individus.

Ce qui représenterait alors 18 630 tonnes de bœuf par an rien qu’en France !

Je pense que vous l’aurez compris nourrir notre boule de poils est un cout énergétique très important. Pourrons-nous, l’absorber, l’améliorer ou tout simplement subvenir financièrement à des prix de la viande en augmentation ?

Pourquoi le chat est nuisible ?

Le chat, qu’il soit sauvage ou domestique, est considéré comme un animal nuisible voire invasif en raison de la prédation et des ravages qu’il cause à l’environnement. Un comportement purement instinctif et qui peut se manifester indépendamment de tout besoin alimentaire.

Chat qui attaque une sourie
CC – Gael Davaux

Oui, mais les chats errants, c’est eux le problème ?

Il est clair que les chats domestiques retournés à la vie sauvage suite à un abandon ou une grossesse ont une part de responsabilité dans l’impact causé à la biodiversité. Bien qu’aucune étude sérieuse n’apporte plus de précision sur l’effectif des chats errants en France, la multiplication des abandons demeure est réelle et déplorable.

L’on peut logiquement à partir du mode de vie des chats vivants en liberté, imaginer l’étendue des dommages qu’ils peuvent causer à la biodiversité. Du fait de leurs conditions de subsistance plus difficiles, les chats errants et harets ont un niveau de prédation plus important sur la petite faune.

Chat errant

Si, d’après des études, un chat domestique bien nourri tue dans la moyenne basse environ 27 proies par an, un chat errant peut atteindre une moyenne de 273, et plus de 1000 proies capturées pour un chat haret. Toutefois, les dégâts des chats errants n’est pas une excuse pour se déresponsabiliser. Ils font partie du problème à régler, mais cela ne se résume pas simplement à leur faire la chasse.

Gérer les chats errants

La gestion des chats errants est une question à laquelle il faudrait trouver des solutions adéquates pour limiter l’impact des chats. Il va de soi qu’aucun écosystème ne saurait supporter durablement les dégâts infligés par une population de chats errants grandissante.

Des efforts dans ce sens sont effectués par l’action coordonnée des refuges, sociétés protectrices des animaux et les fourrières communales en vue de la réinsertion des chats errant dans les foyers.

Leur gestion efficace passe par une sensibilisation et responsabilisation des propriétaires quant à leurs obligations à l’égard de leur chat. Chaque maître se doit en effet de stériliser son animal pour éviter les portées non contrôlées, tant chez soit que chez le voisin.

Aujourd’hui à défaut de prise de conscience et d’action préventive de la part de tous, le choix en ce qui concerne la gestion des chats errants est souvent l’abatage. Prenons pour exemple le projet du gouvernement australien de tuer 2 millions de chats sur son territoire pour préserver l’écosystème de l’ile ou le chat n’est pas un animal endémique.

Pourquoi, continuons-nous à protéger les chats ?

Une femme et ses deux chat mignon

En dépit de l’impact qu’ils peuvent avoir, l’engouement pour les animaux de compagnie comme le chat ne cesse pas pour autant de croître. Nombreux sont les foyers en France et aux quatre coins du monde à les adopter et à les protéger.

Cet état de chose s’explique en partie par la cohabitation millénaire qui unit l’homme et le chat ainsi que l’attachement réciproque qui s’est créée. Mais aussi en raison des avantages que nous procure leur compagnie, aussi bien sur le plan du bien-être émotionnel que celui de la santé.

Enfin, nous continuons à les protéger parce que la haine des chats n’est certainement pas la réponse aux problèmes écologiques auxquels nous avons en tant qu’humain une grosse part de responsabilité.

Comment limiter l’impact de mon chat sur l’écosystème ?

Notez qu’il existe plusieurs solutions que vous pouvez appliquer à votre niveau afin de limiter l’impact de votre boule de poils sur l’environnement. Il est important que chaque propriétaire comprenne qu’il faut agir et ne pas rester passif.

Chat qui attaque un lézard
CC – Philippe Leroyer

1. Ne pas laisser sortir son chat tout simplement

Notre société a certainement suffisamment évolué pour arriver à la conclusion que le chat comme animal de compagnie n’est plus un animal utile à l’Homme, à la lutte des nuisibles dans nos fermes, etc … Nos chats sont maintenant des animaux de compagnie présents pour notre bien-être, ne faudrait-il pas tout simplement les considéré comme ceci ?

Ne plus autoriser son chat à sortir la solution la plus efficace pour réduire le phénomène de prédation de nos petits félins.

2. Stériliser son chat pour éviter la reproduction non maitrisée

Faire stériliser votre chat est aussi une décision responsable que vous pouvez prendre. La stérilisation aura des répercussions positives à plusieurs niveaux. Notamment celle de la reproduction non souhaitée et anarchique des chats. Vous évitez ainsi les risques d’abandon et des retours forcés à la vie sauvage contribuant à l’augmentation de la population de chats errants.

3. Mettre une clochette sur son collier 

Pour limiter le nombre d’animaux tué, vous pouvez tout simplement le laisser sortir uniquement avec un collier à clochette, avec le collier votre chat rapportera bien moins de proies.

C’est un accessoire peu coûteux, pratique et relativement efficace pour réduire le niveau de prédation de votre chat. Il limite ses chances de succès lors des phases de chasse en le rendant plus audible pour ses potentielles proies et leur offre une chance de se sauver.

4. Ne pas le laisser sortir lorsqu’il chasse énormément

Un moyen efficace de limiter l’impact négatif de votre chat sur l’écosystème de la petite faune consiste à bien réguler ses différentes sorties dans la nature, le mieux étant pas du tout mais.

Vous ne devez pas par exemple laisser votre chat sortir tôt le matin, après une pluie ou durant la nuit. Chasseur nocturne, le chat présente un niveau de prédation particulièrement élevé lorsque tombe la nuit.

5. Aménager son jardin

Enfin si vous avez un jardin qui attire des oiseaux et autres petits animaux ou comporte des zones sensibles…, veillez à bien l’aménager afin d’en tenir éloigné votre chat. Les endroits prévus pour l’installation de nichoirs et mangeoires suspendus doivent idéalement se situer dans espaces calmes et bien dégagés.

Ils doivent être suffisamment éloignés des arbres ou d’éventuels points à partir desquels votre chat pourrait les atteindre, en sautant par exemple. Vous pouvez aussi sécuriser votre jardin en installant des dispositifs tels que des répulsifs pour empêcher votre félin d’accéder aux zones sensibles de votre jardin.

Futurologie :  Où le non contrôle des chats domestiques pourrait nous conduire ?

IEn cas de laxisme et d’absence de mesures concrètes tendant à contrôler et limiter l’impact des chats, les perspectives ne sont guère rassurantes, tant pour les propriétaires de chat que pour nous dans l’ensemble.

Entre dérèglements climatiques, campagne d’extermination et interdiction pure et simple des chats, c’est vers des scénarios lourds de conséquences et des mesures extrêmes que nous pourrions voir se dessiner.

Pas de biodiversité pas de futur

Le dérèglement climatique de votre vivant

Les effets du dérèglement climatique n’auront pas que des effets uniquement 100 ans après votre mort. Mais tout se joue maintenant pour les 20 à 40 prochaines années.

Nous ne pourrons bénéficier du même niveau de vie indéfiniment si chacun de nous ne décidons pas de changer fondamentalement des aspects de notre vie. C’est à nous d’initier certains changements avant de se les voir imposer d’urgence quand les limites seront insoutenables.

Nous l’avons vue avec l’insécurité alimentaire, illustrée plus haut et les trouble politique/géopolitique et financier que ce la pourrait causer.

L’urgence climatique appelle à une écologisation des chaînes de production des aliments destinés à l’alimentation des millions de chats. De même que l’adoption autant que possible de solutions de nutritions alternatives moins polluantes comme les nourritures pour chats à base d’insectes.

En bref, toute mesure concrète tendant à réduire l’émission importante de CO2 et autres déchets résultant du nourrissage de nos amis félins.

Des campagnes d’extermination des chats seul en extérieur

Si rien n’est fait, l’on peut craindre face à l’ampleur des dommages, le recours à de mesures extrêmes comme des campagnes d’extermination des chats dans la nature telles que pratiquées actuellement en Australie.

Afin de limiter la prédation des chats et leurs conséquences sur la faune locale, il pourrait être organisé des campagnes d’extermination de chats. Chat errant ou chat en promenade aucune distinction ne saurait être faite.

Une interdiction pure et simple des chats

L’on peut également craindre un confinement total, voire une interdiction pure et simple de chats domestiques comme en Nouvelle-Zélande. L’initiative portée par l’organisation Environment Southland prévoit un bannissement et une interdiction d’adoption de chats dans des localités comme Omaui pour protéger les oiseaux et la faune sauvage de leurs ravages.

Conclusion : Que faire ?

Le temps défile il faut changer les choses

Vous aurez compris que le sujet est bien plus complexe qu’il n’en a l’aire et encore je me suis efforcé de simplifier et raccourcir bon nombre de choses pour vous faciliter la lecture et la compréhension du sujet.

Après tout ça, que retenir et que faire ?

  • Nos amours de chat ont un impact sur notre écosystème et bien plus fortement que nous pouvons l’imaginer au premier abord.
  • Notre amour pour nos chats est un biais qui nous fait rechercher d’autres solutions et couplables avant de regarder près de nous.
  • Rester passif, ne pas prendre conscience de cette réalité et agir est une façon de nous précipiter vers des conséquences plus douloureuses que simplement changer de façon de faire.
  • Les solutions pour limiter l’impact du chat sont à explorer, mobilisation pour une réglementation drastique, sanction envers les propriétaires irresponsables, etc … Il est nécessaire de ce questionner sur les leviers les plus efficace à mettre en place, individuellement et collectivement.

Cet article est maintenant terminé et j’espère que vous avez pris plaisir à lire cet article comme j’ai pris plaisir à l’écrire.

N’hésitez pas à partager et commenter cet article pour le faire vivre, ce texte n’est pas figé et j’apporterai correction si je l’estime nécessaire.

Nicolas

Passionné et grand amoureux des chats, j’accompagne avec plaisir, intégrité et sincérité tous les propriétaires désireux d’avoir une relation harmonieuse avec leur petite boule de poils.

Nous serions ravis de connaître votre avis

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